Les différents types de sac

Il est important de distinguer les différentes appellations relatives aux sacs :

dégradable, oxo- dégradable, biodégradable, compostable.

Les définitions suivantes sont celles utilisées par l’American Society for Testing and Materials (ASTM) qui a développé une norme sur les appellations relatives aux plastiques.

– Dégradable - Oxo biodégradable ou bio fragmentable :

Se dit d’un plastique (polyéthylène) auquel on ajoute un additif. Le sac sera d'abord dégradé grâce aux rayons du soleil (rayons UV), la chaleur et/ou le stress mécanique et ce, à court terme (env 1 an) ou le sac plastique aura en apparence disparu. La pollution visuelle est inexistante et le public rassuré !

Mais attention il n’a pas disparu réellement car il est toujours présent sous forme de petites particules toujours très polluantes.

Les matériaux d’emballage dits bio fragmentables sont donc des mélanges de polymères synthétiques type polyéthylène avec des additifs végétaux ou minéraux dont certains sont porteurs de métaux lourds nocifs pour l environnement. L’emploi d’additifs cancérigènes tels que le cobalt peut, de surcroît provoquer des problèmes de santé sur le personnel préposé à la fabrication voire à l’environnement lorsque les emballages sont lachés dans la nature.

En plus , quand bien même ces sacs sont collectés dans le cadre d’un circuit approprié en vue de les recycler, leur récupération nuirait au système de valorisation puisque selon l’association internationale qui regroupe les fabriquants de polymères biodégradables (l’IBAW), les additifs pollueraient les autres plastiques  propres en diminuant leur valeur économique et technique

Ces additifs sont moins coûteux que le polyéthylène vierge, ce qui fait que le produit  fini devrait, dans le pire des cas, être au même niveau de prix que les sacs en PE  classique voir même légèrement inférieur.

C’est d’ailleurs l’argument commercial mis en avant par les fabricants d’additifs  auprès de leur clientèle de  transformateur.
Hors, ces sacs sont vendus environ 15 à 20 % plus cher que le les sacs en PE classique, c’est donc un mensonge,  car ils ne sont pas bio et de plus ils devraient être moins chers et cela permet aux extrudeurs d’augmenter leurs marges bénéficiaires en prétextant vendre un produit bio.
C’est une façon éhontée de procéder qui devrait être prise en considération par la cour européenne de réglementations des appellations.

Il ne faudrait pas laisser aux générations futures des terres qui seraient d'ici 30 ou 40 ans à l'origine de problèmes semblables à ceux qui ont été décrits pour l'amiante ou pour les produits phytosanitaires.